Un lieu chargé d’Histoire et d’Emotions

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Jusqu’au XVIe siècle, la baronnerie de Portets exerce ses droits sur les terres du Château de Portets, alors véritable château fort..

Le Château de Portets devient par la suite la résidence du Baron de Montferand.

En 1587 le château de Portets appartient à Guillaume de Gascq, Baron de Portets. Sa famille reste durant plus de deux siècles à la tête de cette seigneurie. Le dernier représentant cède ses biens avant de mourir en 1781 à Valdec de Lessart qui les revendra quatre années plus tard à la famille Séguineau de Lognac, laquelle restera propriétaire du Château de Portets jusqu’à la fin du XIXe siècle.

L’histoire entre le Château de Portets et la famille Théron débute en 1956 lorsque Jules Théron, ingénieur agronome et président du Conseil Général d’Oran en Algérie acquis le domaine. Le bâtiment se trouvait alors dans un état désastreux, laissé à l’abandon après que les allemands l’aient occupé pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Accompagné de son fils Jean-Pierre, ingénieur agronome et œnologue, il mettra toute son énergie pour réveiller ce domaine endormi.

De nos jours, le château a retrouvé sa superbe. Il constitue le plus imposant édifice de Portets, avec ses grilles en fer forgé, son escalier grandiose, sa tour, sa vaste cour carrée et son parc.

Aujourd’hui, c’est la petite-fille, Marie-Hélène Yung-Théron qui s’applique à promouvoir la réputation séculaire que M. Séguineau de Lognac fit à ce domaine modèle.

Les Romains, Henri IV, Jean-Jacques Rousseau, Napoléon… le château de Portets, sa commune, son port, un patrimoine enraciné dans l’Histoire

Le port de Portets témoin de l’histoire viticole des Graves

Château de Portets porte aussi le nom de sa commune dont les origines anciennes remontent à mille ans avant Jésus-Christ. En effet les Ligures et Ibères vinrent chercher un refuge au bord d’une rivière qui allait devenir la Garonne. Puis les Romains y aménagèrent un port. Après avoir développé le commerce fluvial, ils y implantèrent la vigne qui fait aujourd’hui la notoriété de Portets.

C’est peut-être à partir de son port –qui porte également le nom de la commune – que le patrimoine de Portets se dévoile avec le plus de majesté. La première chose qu’on remarque, se dressant au milieu de la vigne, c’est l’élégante Tour du Roy qui contrôlait le trafic des gabarres sur la Garonne.

Le château et le vignoble de Portets dominent majestueusement la Garonne. La vue est magnifique. Le fleuve aujourd’hui a perdu son activité commerciale mais jusqu’au XVIIIème siècle la navigation y était intense. Trois ports coexistaient : le vieux port appelé Port- Madame en hommage à l’épouse du seigneur de Portets, Antoine de Gascq ; un deuxième port, ou Port du Roy en souvenir d’une visite d’Henry IV ; un troisième qui longeait le mur de soutènement de la terrasse du château.

Le château de Portets, à l’architecture Renaissance, domine la Garonne du haut de son altière terrasse de pierre que Napoléon gravit en 1808. A gauche, le charmant quartier du port avec une belle maison qui servait d’auberge au XVIIe siècle. C’est magique, sans ostentation. Toute l’élégance du classicisme. En remontant un peu, on découvre Mongenan, « folie » d’époque Louis XV avec son musée et son jardin botanique inspiré par Jean-Jacques Rousseau qui séjourna au château.

Le 31 juillet 1808, cette demeure reçut la visite de Napoléon Ier, de retour d’Espagne avant son entrée solennelle dans Bordeaux. Une plaque de bronze installée dans la cour d’honneur commémore son passage à Portets.